Les avantages des employeurs
A propos de cette vidéo :
- Durée : 00:05:08
- Prise le : 2010-05-28
- Vue : 339 fois
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Toutes les entreprises de plus de 20 salariés ont depuis longtemps une obligation de recevoir 6 % de travailleurs handicapés. Mais les pénalités imposées étaient trop faibles, et les exonérations trop nombreuses pour que les entreprises remplissent leur devoir. Cette obligation est revendiquée bien plus fortement depuis 2005. Après un temps d'adaptation, la loi va maintenant demander jusqu'à 1500 fois le SMIC horaire, soit entre le 13 et 14 000 € par an et par travailleur manquant ! Pourtant encore aujourd'hui de très nombreuses personnes handicapées sont en recherche d'emploi.
On comprend difficilement ce qui rend les chefs d'entreprise aussi frileux, car enfin, les obligations supplémentaires que suppose leur emploi sont infimes. Ils bénéficient d'une surveillance renforcée par la médecine du travail, et ont un préavis de licenciement un peu plus long. Pour le reste : ils sont des salariés comme des autres.
Quand ils ne sont plus aptes, ils peuvent être licenciés. Ce fut mon cas et le motif de mon activité actuelle.
La loi a accumulé toute une série d’aides :
- celles permettant d'agir sur l'environnement de travail : aménagement de poste, amélioration de l'accessibilité, optimisation de l'organisation du travail...
- celles centrées sur la personne : formations permettant d'acquérir les compétences nécessaires à la tenue du poste ou d’un autre poste, tutorat, intervention de spécialistes…
Or dans les 6 %, on peut compter des salariés déjà en place qui essaient de gérer un accident de la vie et qui viennent de passer en invalidité. L’employeur les a déjà repérer par les absences à répétition puisque ce sont elles qui ont fini par justifier l’invalidité. Si leur travail leur est devenu inadapté, ils sont contre productifs. Or ils pourraient apprendre un autre métier sans que cela soit à la charge de l'employeur.
Pour rémunérer tout cela, on se tourne vers l’organisme qui reçoit les amendes de ceux qui ne respectent pas la loi, l'Agefiph. Ses possibilités sont presque infinies et si vous étiez dans l’exception, on vous indiquerait une autre solution. Par exemple, il a été donné aux victimes d’un accident du travail la possibilité d’effectuer une formation tout en continuant à percevoir leurs indemnités journalières.
De l’autre côté, il faut tuer définitivement l'ancienne règle qui voulait qu'on ne puisse plus travailler en invalidité. Le seul médecin qui puisse leur interdire est le médecin du travail.
Mais si c’est le cas, et que malheureusement ils ne trouvent pas le moyen travailler ou de retravailler, les ASSEDIC déduiront leurs pensions de leurs versements. Vous voyez qu’en fait de protection, tout dépend de quel côté on se place.
Si un nouvel emploi rapporte moins que l'ancien, le cumul se fera par rapport à ce que rapportait l’ancien travail. Si le nouvel emploi rapporte plus, c'est le contraire. Le principe est que, à aucun moment le salaire et les diverses rémunérations ne doivent en principe diminuer, au mieux elles doivent rester identiques.
Pour finir, savez-vous que les travailleurs handicapés, même en entreprise, peuvent même bénéficier d'une tierce personne professionnelle. C’est aussi mon cas. Et c'est grâce à cela que j'ai pu me faire accompagner pour ne pas conduire pendant 4 heures 1/2 avec mon traitement entre la douleur, et porter documentation et bagages.
